Why Don't You Love Me ?

 

 

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Pour Claire et Mark, le quotidien ressemble à un brouillard opaque.
Claire passe sa journée à la maison, sans quitter son peignoir élimé, accompagnée exclusivement de cigarettes fumées à la chaîne et de bouteilles qui se vident trop vite. Mark, lui, dort sur le canapé, et ne rêve que de solitude. Leurs enfants, Charley et Sally, se débrouillent comme ils peuvent, vont à l’école aléatoirement, et s’habillent des mêmes uniformes scolaires à la propreté douteuse. Quelque chose cloche… comme une impression de vivre dans un rêve cotonneux, de passer complètement à côté de sa vie. Chaque jour qui passe amène son lot de bizarrerie et d’incohérence, et quand les rumeurs d’une catastrophe à venir s’intensifie, la vérité, peu à peu, se révèle…

 

 

 

 

Attention, ça secoue.

Les premières pages de Why Don't You Love Me sont dures, très dures. L'humour noir à l'état pur, limite malaisant. On se dit : "Mais qu'est-ce que je lis là ?" Et on a envie de refermer. Normal.

Mais non. Il faut tenir. Parce qu'il y a quelque chose, déjà. Le dessin, d'abord : ce trait, cette façon de croquer les visages, les expressions. Et puis cette écriture. Vraiment. Il y a un talent là-dedans, même quand ça fait mal.

Et puis, quelque part au milieu, ça bascule. Tout à coup, on comprend. Ce qui nous avait secoués au début prend un sens différent. La première partie, celle qu'on avait trouvée si rude, elle nous revient en pleine figure, mais autrement. Plus fine, plus juste, plus nécessaire aussi.

L'auteur nous a fait passer par toutes ces émotions contradictoires pour nous emmener ailleurs. Vers quelque chose de plus grand, de plus universel. La solitude, oui. La famille, forcément. L'amour, surtout.

Au final, on referme le livre avec une sensation étrange. Comme si on venait de traverser quelque chose d'important, de nécessaire. Comme si toute cette gêne du début avait servi à quelque chose.

C'est fort. C'est dérangeant. C'est réussi.

 

Olivier

 

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