Relis tes classiques

vintage 1950s 887272 1280

 

 

 

 

 

Nous nous engageons ici à vous donner envie de lire ou relire des classiques de la littérature, qu'on aurait tort d'oublier sur les étagères car ils ont encore quelque chose à nous dire.

 

Alors je triche un peu car je n’ai lu, pour le moment, que le premier livre, Fantine, et c’était avant le confinement. Mais j’ai l’intention de continuer. Très (très) fan des Misérables, je crois avoir regardé une bonne dizaine des adaptations -pas toutes réussies- qui ont été faites, y compris les deux dernières (le film de Tom Hooper en 2012 avec Hugh Jackman et Russell Crowe et la mini-série de Tom Shankland avec Dominic West, David Oyelowo et Lily Collins en 2020, et j’ai adoré les deux).

 

miserables film

 

Du coup, je me suis lancée dans le livre. Je ne sais pas s’il est besoin de résumer l’histoire, mais voici :

l'action se déroule en France au cours du premier tiers du 19e siècle, entre la bataille de Waterloo en 1815 et les émeutes de juin 1832. On suit la vie de Jean Valjean, depuis sa sortie du bagne jusqu’à sa mort. De nombreux personnages gravitent autour de lui, dont certains donnent leurs noms à des tomes du livre : Fantine, Cosette, Marius, Javert, Eponine…

 

Victor Hugo cropped

 

C’est foisonnant, riche de descriptions, d’à-côtés, d’informations sur la vie dans le Paris de l’époque et de figures passionnantes, assez symboliques.

D’abord Fantine, le personnage le plus triste du roman. Elle incarne la femme victime de toutes les injustices, de toutes les cruautés. Car elle a commis la plus grande faute qui soit : tomber amoureuse et avoir un enfant, sans être mariée. Et pour ça, puis ensuite dans le but de subvenir aux besoin de son enfant, elle va aller d’humiliation en déchéance. Son amour absolu pour Cosette fait d’elle pour moi l’un des personnages les plus attachant du livre. Il y a aussi Eponine, qui malgré sa lignée (elle est l’une des filles des Thénardier) se rachète à la fin du roman. Je trouve que c’est un beau personnage tragique là encore.

 miserables1

 

Et j’ai toujours aussi beaucoup aimé Enjolras, symbole de la lutte contre le pouvoir. Et puis bien sûr Jean Valjean, le héros passé du bagne à la bonne société, qui affronte Javert au fil des pages. D’un côté le bagnard qui a tout perdu et qui devient le plus humain de tous, et de l’autre l’incarnation même de la loi dans toute sa rigidité. Ces deux-là, on les oppose, mais ils sont aussi très similaires, un peu comme les deux faces d’une pièce de monnaie. D’ailleurs, rien que leurs noms : je me suis toujours dit que « Valjean-Javert », ça sonnait presque verlan, non ? 

Ce que j’aime aussi dans Les Misérables, et d’autres romans populaires de la même période, c’est le côté feuilleton plein de rebondissements, avec tous ces fils rouges (parfois nombreux !) entre les personnages.

 

miserables france culture

 

Le feuilleton audio est disponible ci-dessus.

Le roman étant dans le domaine public, vous pouvez le retrouver en téléchargement libre en ebook ainsi qu’en audio.

Dans les rayons de vos bibliothèques, vous pouvez retrouver l’oeuvre adaptée, entre autres, en manga, en film, ainsi que, bien sûr, le roman, en version intégrale ou abrégée.

Enfin, voici la bande annonce de la mini série diffusée en 2020 :

 

 

Elise

 

 

 

Que celle ou celui qui n’a pas étudié au moins un conte, une nouvelle de Maupassant au cours de sa scolarité lève le doigt !

Dans le trio de tête de ces textes courts plébiscités par l'Education nationale : La parure, Le Horla et Boule de suif.

 

 

S’il y a un auteur que j’ai eu plaisir à découvrir au collège, qui reste cher à mon cœur de lectrice et que je redécouvre régulièrement avec le même bonheur, c’est bien Maupassant.

Maupassant, écrivain réaliste et impressionniste, campe ses courts récits dans de nombreux lieux et milieux : à la ville ou à la campagne, sur les routes, dans les fermes ou dans les salons, chez les paysans, les bourgeois ou les classes élevées.

 

 

Conteur de génie il a écrit plus de 300 nouvelles – réunis dans une quinzaine de recueils - dépeignant avec talent le quotidien d'individus de tout genre en cette seconde partie du 19ème siècle.

Si certaines histoires paraissent facétieuses, certaines situations burlesques, elles cachent la plupart du temps un regard cruel et cynique sur cette société qui n'épargne personne.

Le rosier de Madame Husson reste un de mes ouvrages favoris 

 

Ah, la belle plaidoirie de l'avocat de la défense dans L'assassin, l'incroyable nuit de noces dans Enragée ?, le cocasse aux accents normands dans Une vente,  le geste magnifique de Benoist dans La Martine, le quiproquos hilarant d' Une soirée...

Chacun de ces textes a sa propre tonalité et on passe de l'un à l'autre avec la même envie de partager le temps de quelques pages le destin de ces héros ordinaires.

Nombre des récits de Maupassant ont été matière à courts métrages, films à sketches et  adaptations télévisuelles. A découvrir ou revoir, une série de grande qualité Chez Maupassant, diffusée entre 2007 et 2011 et régulièrement rediffusées. Actuellement disponibles sur YouTube :

 

 

Les romans de Maupassant restent également de magnifiques souvenirs de lectures, plus denses mais non moins passionnants.

Une vie, 1883 ; Bel-Ami, 1886 ; Mont-Oriol, 1887 ; Pierre et Jean, 1888 ; Fort comme la mort, 1889 ; Notre cœur, 1890

« Et, dans la suite des temps, ceux qui ne le connaîtront que par
ses œuvres l'aimeront pour l'éternel chant d'amour qu'il a chanté à la vie »
Émile Zola

 

maupassant

 

Véronique

 

 

Je les avais déjà lus quand j’étais adolescente et j’en avais gardé un bon souvenir. Et bien ce fut à nouveau un vrai bonheur de lecture !

Tome 1-Jean de Florette : Jean Cadoret surnommé le Bossu arrive au village des Bastides Blanches. Il s'installe à la ferme des Romarins. Personne au village ne lui parle de la source cachée qui coule sur ses terres au grand bonheur des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin, qui cherchent par tous les moyens à lui racheter ses terres...

Tome 2-Manon des sources : Après la vente des Romarins, Manon et sa mère s'installent dans la grotte de Baptistine. Quelques années plus tard, Manon trouve l'occasion de se venger...

 pagnol

 

On a l’impression d’entendre le chant des cigales résonner quand Jean de Florette cultive sa terre, de percevoir le clapotis de l’eau ou encore de sentir le soleil de la Provence.

 

 

Avec une mention particulière pour le premier tome, que je trouve le plus réussi des deux romans. En fait, on sent vers la fin de Manon des Sources que Pagnol a cherché quelques échappatoires humoristiques après un premier tome si dramatique. On découvre alors quelques personnages truculents dont il a le secret. 

Les deux livres forment un diptyque délicieux et cruel à la fois. L'écriture est belle, les dialogues sont savoureux et les personnages sont inoubliables.

Les romans sont disponibles dans vos bibliothèques

 

Ils ont également fait l’objet d’adaptation en BD

 

Vous pouvez également vous replonger dans les merveilleuses adaptations de Claude Berri

 

Bande annonce 

 

 

Elise

 

barjavel film

La Nuit des temps de René Barjavel-1968

 

Voilà une oeuvre que je voulais lire depuis très longtemps. Un “chef d’oeuvre de la SF” comme il est couramment admis.

L'Antarctique. A la tête d'une mission scientifique française, le Dr Simon fore la glace depuis ce qui semble être une éternité. Dans le grand désert blanc, il n'y a rien, juste le froid, le vent, le silence. Jusqu'à ce son, très faible. A plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l'euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place.

Il faut savoir qu’au départ, La Nuit des Temps était un scénario destiné à être adapté par André Cayatte. Le projet est tombé à l’eau et René Barjavel a donc remanié le scénario pour le transformer en roman.

 

Verdict : le livre est très ancré dans les années 1960. J’ai regardé il y a un an ou deux L’âge de cristal de Michael Anderson, un poilant nanar de SF des années 1970, et bien j’ai revécu à peu près la même expérience en lisant le roman de Barjavel. Le film est kitsch et même hallucinogène (coiffures, costumes, décors, couleurs… : ça pique !), très seventies. Je n’ai pas pu m’empêcher de visualiser les personnages et l’action du roman autrement qu’avec mes souvenirs très colorés et androgynes du film avec Michael York… Donc toute la partie du roman qui est le récit d’Eléa (le personnage féminin principal du roman), j’ai revécu le film. Clairement. Pour la partie scientifique, j’ai essayé de me raccrocher à The Thing, mais ça ne l’a pas trop fait au final...

Je n’ai pas été emballée pour tout vous dire. J’ai trouvé tout ça terriblement daté et assez superficiel. Je n’ai pas du tout été intéressée par les personnages ou par l’histoire d’amour censée être intense et magnifique. Et j’ai eu encore beaucoup plus de mal avec les allusions sexistes, et ce dès le début de l’oeuvre : “Comment, vous, une femme, vous ne reconnaissez pas de l’or !” (ou quelque chose dans le même genre) et puis le couple qui est sauvé de l’extinction : lui parce que c’est le plus intelligent et elle, parce que c’est la plus belle. Sérieux ? Et je ne parle pas des remarques racialisantes pour ne pas dire racistes que se permet l’auteur...

 

la nuit des temps

 

Peut être que si j’avais lu ce roman au collège ou même au lycée, je ne sais pas, mais peut être aurais-je eu plus de facilités à l’apprécier ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, je ne peux pas. Et j’imagine que si quelqu’un se lançait à adapter le bouquin sur grand ou petit écran, il aurait à coeur de le moderniser et de gommer les aspects dérangeants. Alors peut être que les gens qui apprécient le livre parviennent à mettre tout ça de côté. Moi je ne n’y arrive pas.

 

podcast barjavel

 

Sinon, coïncidence ou pas, mais une polémique existe quant au fait que Barjavel se serait inspiré d’un autre roman, La Sphère d’or, datant des années 1920, pour écrire son scénario -et donc son roman : les deux histoires sont très similaires et l’on a parlé de plagiat… Encore un point qui n’a pas fait pencher ma balance du côté positif…

La Nuit des Temps dans vos bibliothèques 

 

 

Elise

geant vert

Frankenstein, bouhouh, Frankenstein. Allez, ne mentez pas, ça ne fait peur à personne.

En l’occurrence :

Qui aurait peur d’un géant vert à l’air benêt avec un boulon dans le cou ?


Comme beaucoup d’écrits qui sont devenus des mythes, Frankenstein a été repris, modifié, détourné. Et on a oublié par exemple que Frankenstein est le nom du scientifique qui va créer un être vivant à partir de morceaux de cadavres, et pas celui du monstre. Et on oublie aussi qu’à la base, l’être ainsi créé était vachement plus flippant que le grand niais incarné par Boris Karloff au cinéma en 1935.

 

 

Il est plutôt super grand, les cheveux noirs et longs, des yeux jaunes perçants avec une agilité, une rapidité et une force de ouf. Imaginez Spiderman x Hulk x Dracula.

 

Alors pourquoi faut-il lire ou relire ce classique ?  3 raisons simples : 

 

  • 1) Pour Mary

L’ado surdouée, rebelle, féministe et indépendante qui aimait la poésie et faire criser ses contemporains puritains. A 17 ans, elle s'enfuit de chez elle et à 19 ans, elle écrit en 3 jours ce qui restera un monument littéraire : « Frankenstein ou le Prométhée moderne ». Elle donne surtout naissance à un véritable mythe de la culture populaire, repris partout, adapté des centaines de fois, même deux siècles plus tard.

Rien que ça.

Le biopic

L’émission sur Mary Shelley et son oeuvre

podcast shelley

 

A sa publication, Frankenstein a été bien accueilli globalement. Mais pas partout, et pour vous donner une idée de l’ambiance de l’époque, voici des extraits choisis :

 « Deux autres comptes rendus de l'époque, où l'auteure est identifiée comme la fille de William Godwin, s'en prennent au fait que Mary Shelley est une femme : le British Critic déplore qu'elle ait pu oublier la douceur inhérente à son sexe, et le The Literary Panorama and National Register voit en Frankenstein une pâle imitation des romans de Mr Godwin […] par la fille même du célèbre romancier. » Wikipedia

 

Oui, tout simplement. Parce que c’est un roman facile à lire, même si sa construction est basée sur l’enchâssement de plusieurs récits.

Attention, concentration :

Un mec aventurier part explorer le grand nord et raconte tout ça à sa sœur. Un jour, alors que son bateau est bloqué dans la glace, il rencontre Frankenstein, qui va lui raconter son histoire. Et dans l’histoire de Frankenstein, il y a le monstre, qui va raconter son histoire à Frankenstein. Et le mec aventurier, vu qu’il dit tout à sa sœur, va donc tout lui raconter.
Ça paraît compliqué, mais ça ne l’est pas du tout. Ça se suit même très bien.

 

frankenstein2

 

Alors ok, le style est un peu vieillot. Si on est gentil, on peut dire qu’il a le charme désuet des romans gothiques. Les romans gothiques, c’est un peu le joli mot littéraire pour dire : les histoires qui font peur racontées par des ados. Car, tout comme les ados, on s’exprime ici avec de l’hyperbole, de l’emphase et beaucoup de points d’exclamations. En gros, quand ça va mal, ça va vraiment très mal genre la Terre s’arrête de tourner et plus rien n’a de sens. Et quand ça va bien, c’est l’extase, l’émerveillement devant la nature. Toutes les choses de la nature : un arc en ciel, une grenouille, un pissenlit.


On va tenter un parallèle :

Roman gothique = le ciel semblait peint par un démiurge inspiré par la douceur de l’univers, quelles merveilles j’avais alors sous les yeux !

Ado aujourd’hui = c’était incr’ (comprenez : incroyable)

OU

Roman gothique = j’avais l’impression d’errer dans des ruines brumeuses, le sol s’écroulait sous mes pieds tant le sens de toute chose avait disparu de l’horizon

Ado aujourd’hui = j’étais au bout de ma vie

 

  • 3) Pour le futur

Frankenstein ou le Prométhée moderne nous parle des apprentis sorciers, qui vont pousser toujours plus loin les limites de la science. Ces expériences questionnent notre sens de l’éthique, qui évolue à travers les époques. Aujourd’hui, les avancées scientifiques et technologiques sont telles qu’elles sont sources de multiples interrogations dans plusieurs domaines : biologie de synthèse, intelligence artificielle, clonage, transhumanisme.

Si vous vous intéressez à tout ça, je vous conseille d’aller jeter un œil à notre pearltrees.

 

frankenstein1

 

Si vous voulez aller encore + loin, « Jusqu’au bout de l’extrême limite » :

https://www.franceinter.fr/histoire/revelations-sur-la-naissance-du-monstre-de-frankenstein

https://www.arte.tv/fr/videos/087704-000-A/frankenstein-la-creature-est-nee-en-suisse/

 

Enfin, si vous voulez le lire, l’écouter ou le voir :

 

Le livre numérique (que vous pouvez lire en empruntant l'une de nos liseuses) :

http://fr.feedbooks.com/book/1472/frankenstein-ou-le-prom%C3%A9th%C3%A9e-moderne

 

Le livre audio :

http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/shelley-mary-frankenstein-ou-le-promethee-moderne.html

 

La pièce de théâtre :

 

 

Et le bonus pour celles et ceux qui ont eu le courage d'aller jusqu'au bout :

frankenstein nanar

 

 

Olivier, pour vous servir

 

« Voici l’histoire de Danny, des amis de Danny et de la maison de Danny. » : ainsi débute ce roman plein d’humour de Steinbeck.

Sur les hauteurs de Monterey – Californie – se trouve le quartier populaire de Tortilla Flat (bien qu’il n’ait rien de plat) où vivent les paisanos.

« Qu'est-ce qu'un paisano ? » selon l'auteur « c'est un mélange de sangs espagnol, indien, mexicain, avec des assortiments caucasiens... Il parle anglais avec un accent paisano, et espagnol avec un accent paisano »

 

tortilla flat peggy worthington

 

C’est donc à Tortilla Flat que se trouve la maison dont Danny, un paisano, a hérité à son retour de la guerre et celle-ci va devenir lieu de passage et d’asile pour  Pilon, Pablo, Jesus-Maria, Pirate et ses chiens ainsi que quelques autres personnages hauts en couleurs.

Ces joyeux lurons passent leur existence à acquérir, se faire offrir ou voler  quelques gallons d’alcool (qu’ils boivent dans des boites à confiture), à échanger des ragots, à philosopher, à se bagarrer, à s’aider, à séduire.

Chaque titre de chapitre évoque le contenu de la chronique désopilante de Danny et ses amis qui nous entraînent dans leur quotidien loufoque et touchant.

 

tortilla flat seaside

 

C’est joyeux, c’est impertinent, c’est jubilatoire !

Même si en filigrane, la misère, la mort, le mépris ou l’injustice sont parfois présents, on est bien loin des autres romans de John Steinbeck, à découvrir ou à relire également.

Ce roman publié en 1935 a valu à Steinbeck son 1er prix littéraire.

 

Véronique

 

1 ec1q6MQiYvVulL0g Kkn6Q

 

Je viens de relire Persuasion. Persuasion, c’est l’histoire d’Anne, 28 ans, jeune femme effacée, fille cadette de Sir Elliot, un baronnet vaniteux et sot. Parce que son père a dilapidé sa fortune, la famille est obligée de louer son domaine familial pour partir s’installer dans une plus modeste demeure. C’est l’amiral Croft qui s’installe alors à Kellynch avec son épouse. Celle-ci n’est autre que la sœur de Frederick Wentworth, qu’Anne a failli épouser quelques années plus tôt…

 

Au-delà de l’histoire d’amour, Persuasion est une œuvre ironique et piquante, la dernière rédigée par Jane Austen. Nous sommes immergés dans cette société faite de codes et de rangs, que Jane Austen critique allègrement en tournant en ridicule la plupart des personnages du récit, comme elle sait si bien le faire. Vous trouvez que votre famille ne vous considère pas en tant que tel(le), comme dirait Perceval ? Attendez de rencontrer la famille d’Anne… Parce que, entre son père qui la considère comme une moins que rien, sa soeur aînée qui la regarde de haut et sa jeune soeur hypocondriaque qui l’utilise, elle n’est pas forcément aidée... Si Anne n’a pas la répartie d’une Lizzie (Orgueil et Préjugés) ou la flamme d’une Marianne (Raison et Sentiments), elle est pour moi l’héroïne la plus attachante de Jane Austen, et Persuasion en est mon roman préféré..

 

Jane Austen wax portrait

 

Le livre est dans le domaine public, librement téléchargeable en ebook ou en audio.

Il a également été adapté quatre fois par ITV ou la BBC. Les versions 1995 et 2007 sont très réussies. La Médiathèque possède la seconde, ainsi, bien sûr, que le roman.

Pour en savoir + sur Jane Austen, consultez notre dossier thématique qui lui est consacré ou vous pouvez aussi écouter cette série de podcast (la compagnie des auteurs) :

podcast austen

Elise

 

 

Vivien Leigh Anna Karenina

 

Sur deux années (de 1874 à 1876), Tolstoï raconte la vie et la passion amoureuse d'une femme au coeur d'une société russe aristocratique.

Anna Karénine est belle et irrésistible. Elle vit à Saint Petersbourg avec son mari et son fils et elle s'éprend d'un jeune officier qu'elle a croisé par hasard dans le train qui relie Saint Petersbourg à Moscou. L'auteur excelle dans les descriptions de ses manières de se présenter au monde et de ses tourments.

 

anna karenine adaptation

 

Une impressionnante galerie de personnages qui fourmillent autour d'elle sont tous peints avec précision et au plus proche de leur caractère respectif.

La maîtrise du détail s'applique aussi aux évocations de la vie rurale (les parties de chasse ou les foins) et des intempéries (chutes de neige et orage). Et puis il y a ces scènes dramatiques de maladie, de naissances et de trépas qui sont rapportées avec un réalisme époustouflant.

 

Lire Anna Karénine, c'est vivre avec elle. Il est très difficile d'arriver à la fin du roman et de la quitter. L'écriture minutieuse, juste et qui prend le temps de décrire la banalité du quotidien est une pure merveille.

Envie d'être plongée au coeur d'un monument de la littérature pendant cette période de confinement.

 

Pascale

 

Edition lue : Anna Karénine / Léon Tolstoï / traduit par Sylvie Luneau  / GF Flammarion, 1988

 

Pour aller plus loin :

 

podcast2

podcast1