Marcovaldo, cousin italien de Charlot

 

Marcovaldo ou Les saisons en ville

Lu une première fois au début des années 80 - oui, au siècle dernier, j'étais alors une toute jeune femme - ce roman burlesque m'avait laissé un souvenir d'humour  et de quiétude. 

Sa relecture en temps de confinement - et avec le recul de l'âge - a ravivé ces sensations, ajoutant encore plus d'empathie envers ce cousin italien de Charlot, et empreintes d'une touche de nostalgie. 

 calvino

 

Cette chronique saisonnière sur cinq années nous raconte la réalité quotidienne de Marcovaldo. Ce pauvre manœuvre en charge d’une femme acariâtre et de nombreux enfants fait un travail répétitif et mal rémunéré qui lui permet à peine de nourrir sa famille.   

La vie citadine lui pèse, alors il cherche au cœur de cette cité industrielle les espaces verts et les végétaux qui lui rappellent la campagne d'où il vient. Et parfois, malgré ses déboires, il s'évade dans des fugues bucoliques ou par le rêve.

 podcast calvino

 

Ce pourrait être banal, tristement monotone mais ce contemplatif naïf entraîne le lecteur dans d’improbables histoires qui ravissent par leur drôlerie pathétique et leur chute souvent inattendue. 

Surtout connu pour sa trilogie Nos ancêtres dont le célèbre Baron perché, conte fantastique, vision allégorique de la condition humaine, Italo Calvino nous régale ici avec un ouvrage différent et moins connu, publié en Italie en 1963. 

Surtout n'hésitez pas à le (re)découvrir !

 

Véronique

 Italo Calvino

 « Dans l’art de Calvino et dans ce qui transparaît de l’homme en ce qu’il écrit, il y a – employons le mot ancien, c’est un mot du XVIIIe siècle – une sensibilité. On pourrait dire aussi une humanité, je dirais presque une bonté, si le mot n’était pas trop lourd à porter : c’est-à-dire qu’il y a, à tout instant, dans les notations, une ironie qui n’est jamais blessante, jamais agressive, une distance, un sourire, une sympathie. » 

— Roland Barthes

 

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