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QueMaJoieDemeureAffiche

À l'occasion des portes ouvertes de l'église Saint Thomas de Leipzig en l'année 1733, une leçon de musique détonante et inattendue, une expertise d'orgue et en même temps, une interrogation sur la vie et la création...
Il est seul sur scène pendant 2 h. Pour donner une leçon de solfège à un groupe de braves gens ignorants tout de la musique . Il n’a pas envie, mais il n’a pas le choix.

Lui, interprété par Alexandre Astier, c'est Johann Sebastian Bach, aussi bougon que l'était le Roi Arthur de Kaamelott.
Le comédien nous offre un spectacle aussi drôle que tourmenté, en faisant passer le spectateur par de purs moments de fantaisie (le cours de formation musicale, savoureux) mais aussi par des moments beaucoup plus graves (les passages où Astier met en scène Bach dans son intimité).

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Nous basculons d'un état à l'autre au cours d'une représentation à la fois cocasse, rythmée, inspirée, décalée (comme Kaamelott pouvait l'être), éducative aussi bien sûr. Car Astier connaît bien la musique (qu'il a longtemps étudiée) et connaît bien Bach. Au cours du spectacle, on en apprend autant sur l'un que sur l'autre, Astier laissant véritablement son emprunte sur toutes ses créations. Encore une fois, il a écrit et interprété une oeuvre pleine d'humanité. Et jubilatoire ! Et ce n'est pas parce que je suis en pâmoison devant Alexandre Astier depuis 15 ans que je dis ça.



E.

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les enfants loups  ame   yuki0

Hana est une jeune femme timide et sans histoire jusqu'au jour où elle tombe amoureuse d'un garçon de son âge, Ookami. Celui-ci lui révèle être un homme loup...
Devenue parents, Hana et Ookami peinent entre les fins de mois difficiles et l'éducation de deux adorables bambins : Ame et Yuki. Mais bientôt, Hana se retrouve veuve... Et afin de protéger le secret de ses enfants tour à tour poilus ou bébés aux joues roses, elle décide de se retrancher avec eux dans un petit village où elle espère mener une vie tranquille. Entourés d'une végétation luxuriante, Ame et Yuki apprennent à apprivoiser leur double identité jusqu'au moment où ils devront choisir leur destin...

Enfants Loups

La quête de l'identité, la recherche des origines, la difficulté de savoir qui on est pour savoir où on va. Autant de thèmes qui me touchent particulièrement. Les Enfants loups est tout ça. Un voyage initiatique magique. Poétique, éblouissant, subtil. De l’émotion pure. Encore un film féérique du génie Hosoda.



Elise

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shaun

A presque 30 ans, Shaun ne fait pas grand-chose de sa vie. Entre l'appart qu'il partage avec ses potes et le temps qu'il passe avec eux au pub, Liz, sa petite amie, n'a pas beaucoup de place. Elle qui voudrait que Shaun s'engage, ne supporte plus de le voir traîner. Excédée par ses vaines promesses et son incapacité à se consacrer un peu à leur couple, Liz décide de rompre. Shaun est décidé à tout réparer, et tant pis si les zombies déferlent sur Londres, tant pis si la ville devient un véritable enfer. Retranché dans son pub préféré, le temps est venu pour lui de montrer enfin de quoi il est capable...

 

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A la fois film british jusqu'au bout des ongles, parodie burlesque et vrai film de morts-vivants. Le tandem Simon Pegg-Edgar Wright signe un film mortellement drôle. Décapant !


A voir aussi les deux autres films de la Blood and Ice Cream Trilogy (la Trilogie Cornetto en VF) : Hot Fuzz et Le Dernier pub avant la fin du monde !

Elise

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Holy Lola

Pierre et Géraldine débarquent à Phnom Pehn avec le numéro 38 : ils viennent identifier un enfant adoptable dans un orphelinat de la capitale cambodgienne. De la rencontre avec d'autres adoptants au désespoir de ne pas arriver à trouver un enfant, Bertrand Tavernier retrace le parcours de centaines de couples et nous fait découvrir un pays meurtri... L’adoption internationale, le couple, le désir d’enfant, l’enfant abandonné, le Cambodge…

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Autant de thèmes abordés par Bertrand Tavernier dans Holy Lola… D’abord le couple uni puis instable, formé par les formidables Isabelle Carré et Jacques Gamblin dont Tavernier brosse un portrait déchirant (Pierre et Géraldine sont inspirés des témoignages directs de plusieurs adoptants). Il reste au plus près de leur intimité, les accompagne dans des sentiments parfois difficiles, eux qui vont se retrouver perdus entre espoir et agonie, à deux doigts d’oublier toute éthique…

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On plonge au cœur de l’adoption individuelle, où candidats à l’adoption courent à la chasse aux papiers, aux tampons et aux signatures, dans un des pays où justement l’adoption internationale a toujours été compliquée et parasitée…




Avec malaise et tristesse, on visite les orphelinats de Phnom Penh. Avec colère, on rage devant la corruption qui fait passer en priorité les adoptants au bras long devant les autres. Et on a le cœur chamboulé devant le regard de ce tout petit garçon atteint du SIDA qui ne connaîtra jamais la chaleur d’un foyer aimant…
Tavernier rend bien sûr aussi hommage au Cambodge, pays à l’histoire chaotique et tragique, en filmant plusieurs scènes poignantes…

  Enfin, je voulais signaler la présence au générique de Rithy Panh, dans le rôle d’un fonctionnaire incorruptible. L’auteur-réalisateur cambodgien (Les gens de la rizière, Le papier ne peut pas envelopper la braise, L’élimination…) cite Victor Hugo au détour d’une des dernières scènes du film, magnifique et pudique : «L’Immuable harmonie se compose des pleurs aussi bien que des chants »…

Souvent filmé caméra à l’épaule, au plus près des personnages, magnifiquement interprété, un film sincère, respectueux et lucide. Essentiel et inoubliable.

Elise

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Royal Affair

Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. 

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La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard.

Un récit historique passionnant brodé d'une mise en scène élégante et délicate et d'un trio d'acteurs époustouflants (mention spéciale à Mikkel Boe Folsgaard qui interprète le roi Christian VII dans toute sa schizophrénie et sa fragilité). Captivant.



Elise

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vie

Séoul, 1975. Jinhee est une fillette de 9 ans. Ce jour là, elle est en balade à bicyclette avec son père. Elle est heureuse. Mais le voyage s’achève dans un orphelinat tenu par des religieuses, où l’homme l’abandonne. De l’incompréhension au désespoir, Jinhee se terre dans le mutisme et la colère.

Filmée à hauteur d’enfant, l’histoire de Jinhee fait écho à celle de la réalisatrice française Ounie Lecomte, qui a tourné ce film dans son pays d’origine, la Corée du Sud. La justesse des petites comédiennes, la délicatesse de la mise en scène et l’émotion suscitée par le destin de Jinhee bouleversent le spectateur de bout en bout.

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 Un film magnifique, d’une grande pudeur. Peut être le plus beau film sur l’enfance que j’ai jamais vu.

 Elise

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MMoonrise kingdom

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l'été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s'enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s'approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté. Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Wes Anderson. J'ai plutôt bien aimé La Famille Tenenbaum et La Vie Aquatique mais pas A bord du Darjeeling limited. Je reconnais l'inventivité de son univers, sa drôlerie, sa poésie et sa sensibilité mais je n'ai jamais réussi à y pénétrer totalement.

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Il y a comme un obstacle, une retenue. Peut-être ai-je perdu mes yeux d'enfants, me direz-vous ? Que nenni, je parviens bien à adhérer à d'autres loufoqueries infantiles sans le moindre problème... Aussi mystérieux que cet obstacle, quelque chose me pousse pourtant à regarder tous ses films, ou presque.

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J'ai donc visionné Moonrise Kingdom. J'ai passé un très bon moment. Wes Anderson ne s'échappe pas de ses codes et poursuit l'exploration de son propre monde. On reconnaît sa griffe à la première séquence. Les acteurs sont tous très biens, surtout les deux enfants qui jouent les rôles principaux. Bruce Willis et Edward Norton prouvent qu'ils peuvent être utilisés à contre emploi et intégrer parfaitement leur jeu à l'univers du réalisateur, quitte à en faire beaucoup moins que d'habitude. Bill Murray est, comme d'habitude, parfait avec quelques répliques seulement.

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L'image est belle, solaire, le ton sépia recrée les années 1960 et les mouvements de caméra sont virtuoses. Le rythme est vif, on pense même parfois aux cartoons, lorsqu'il s'emballe et que le principe de réalité est évincé. On en ressort grisé, en ayant vu un beau poème libre, parfois mélancolique.

Et pourtant, allez savoir pourquoi, je ne suis toujours pas complètement convaincu...

Olivier

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Les aventures déjantées d'un étudiant bisexuel sur son campus : cela ressemble (mais de loin) à une comédie. Alors que le sujet du film c'est... comment dire ? Le sexe ? oui, oui, entre autres. Le passage à l'âge adulte, l'homosexualité ? C'est abordé, mais ce n'est pas si important... Les sorcières, les pouvoirs parapsychologiques, les sectes ? Y'en a... Un meurtre ? Aussi. Les drogues ? Ce n'est pas le thème principal.


Autrement dit, le sujet du film, c'est surtout que ...«Kaboom ! » Parsemez le tout d'excellent morceaux de post-rock, et vous avez peut-être malgré tout une comédie, bien que d'un style particulier.

Bérénice