Celle qui parle histoire complete

 

XVIe siècle. Malinalli est la fille d'un chef d'un clan d'Amérique centrale. Peu de temps après la mort de son père, elle est vendue à un autre clan pour travailler aux champs et satisfaire la libido de son nouveau maître. Un jour, d'immenses navires apparaissent à l'horizon, commandés par Hernan Cortez, obsédé par la recherche d'or. Le conquistador repère Malinalli et son don pour les langues. Elle sera son interprète et un des éléments clés dans ses espoirs de conquête. Elle sera également celle qui aura le courage de dire un mot interdit aux femmes de son époque : non ! Au-delà de la légende, voici l'histoire de la Malinche, vivante, jeune, inexpérimentée, souvent dépassée par les événements, mais avant tout, humaine.

 

 

 

 

J’ai récemment découvert le personnage de Malinalli, plus connue sous le nom de La Malinche, grâce à un reportage diffusé sur Arte. Et j’ai eu envie d’en apprendre davantage. Au Mexique, elle incarne une figure ambivalente : pour certains, traîtresse, pour d’autres, mère symbolique du pays… La bande dessinée, portée par de délicates couleurs chaudes, retrace la conquête de l’Amérique, mais aussi les tensions entre les peuples amérindiens, dans une époque de grands bouleversements. On y suit le destin de Malinalli, jeune femme intelligente, arrachée à son monde et constamment contrainte de s’adapter pour survivre. Maîtrisant le langage avec une finesse remarquable, elle parvient à s’imposer en tant qu’interprète. Chaque chapitre s’ouvre d’ailleurs sur l’une des langues qu’elle a dû apprendre et utiliser, soulignant le rôle central de la parole dans son cheminement forcé. Un récit qui met en lumière la condition des femmes dans un monde de violences et de dominations, et qui rend un hommage touchant à cette jeune femme, devenue une inspiration pour les féministes.

 

-E-

 

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2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s'ouvrir aux autres, il observe le monde qui l'entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu'un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l'inévitable avant qu'il ne se produise... Cette anomalie de l'espace-temps lui vaut un séjour à l'hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d'un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l'accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l'enfance traumatisante de Satoru resurgissent... Réparer les tragédies du passé pour accepter le présent...

 

 

 

 

Très surprise, je m'attendais à pas mal d'événements répétitifs étant donné le don du personnage d'agir sur le temps, mais non, c'est finalement très sombre et prenant. L'intrigue est top, je n'ai pas vu venir le dénouement pendant un bon moment. Ce n'est pas ce que j'aime habituellement, mais je suis agréablement surprise, c'est l'avantage de trouver autant de variétés à la médiathèque 👍😁

 

 

 

Une soirée ordinaire, fin décembre à new York. Joan didion s’apprête à dîner avec son mari, l’écrivain John gregory dunne – quand ce dernier s’écroule, victime d’une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaie de se résigner à la mort de son compagnon et de s’occuper de leur fille, gravement malade. dans un récit sobre et sans complaisance, l’auteur raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, une expérience indicible – et sa rédemption par la littérature. Best-seller encensé par la critique aux États-unis, L’Année de la pensée magique, déjà considéré comme un classique, a été couronné par le national Book Award. Un livre bouleversant sur le deuil. Son deuil. Un style sans pareil, où même les larmes sont sèches. Claude Arnaud, Le Point.

 

« Jusqu’à présent, j’avais été confrontée seulement à la douleur, non pas au deuil.

La douleur était passive.

Le deuil, l’acte de faire face à la douleur, demandait de l’attention »

 

Comment évoquer le deuil, l'absence, la perte irrémédiable d'un être cher. Joan Didion, qui nous a quitté il y a peu, est une autrice américaine peu connue chez nous, maniant une prose précise et claire. Elle nous raconte son deuil, sans sanglots, avec sa lucidité désarmante.

A lire absolument.

 

Pour en savoir plus sur l'œuvre de Joan Didion :

Podcast de franceculture sur Joan Didion, durée : 6 minutes

 

 

L.

 

 

belezi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Algérie française s'effondre, les fellaghas ont pris les armes et la révolte fait rage : les colons quittent le pays par bateaux entiers. Mais Albert Vandel, le plus riche d'entre eux, refuse l'évidence et décide de rester. Habité par sa folie, fabuleusement vieux et toujours terrifiant, il défie l'apocalypse qui s'annonce. Barricadé dans sa forteresse, entouré de ses derniers fidèles, il décide, coûte que coûte, d'honorer jusqu'au bout sa légende

Ce que l'humanité et la société peuvent engendrer de plus abjectes…

L.

 

 

Le parcours du père de l'auteur, né en 1926 en Moselle, département annexé par les nazis en 1940. A 17 ans, il intègre l'armée allemande afin d'éviter les représailles sur sa famille, devenant un malgré-nous parmi les autres Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht. Fait prisonnier par l'armée américaine en mai 1945, il est libéré en septembre 1945.

 

Ces féroces soldats de Joël Egloff est un roman bouleversant qui éclaire un pan sombre de l’Histoire à travers le destin des Malgré Nous, ces hommes originaires d’Alsace et de Lorraine qui ont été enrôlés de force dans l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. L’auteur parvient avec brio à rendre tangible le dilemme intérieur de ces hommes pris entre la loyauté envers leur terre natale et l'obligation d’obéir à un pouvoir oppresseur. À travers une écriture incisive et poignante, Egloff explore le poids du silence, des souvenirs refoulés et des questions de responsabilité qui restent sans réponse, comme ce passage où la question du choix se pose face à un moment décisif. Ce roman, à la fois intime et historique, résonne longtemps après sa lecture, tant il dévoile avec justesse les contradictions humaines face à la guerre et à l'injustice. Un coup de cœur incontournable pour qui s'intéresse à l’Histoire et à la mémoire.

 

-Lucie-

 

 

 

 

C'est l'histoire d'une femme qui passe sa vie dans les couches et le lait en tâchant de maintenir l'équilibre précaire d'une famille de la classe ouvrière dans l'Irlande d'aujourd'hui. Malgré la charge mentale et l'épuisement, elle s'épanouit dans la maternité et le dévouement total à sa condition de mère. Mais quand son quatrième enfant manque de mourir à la naissance, elle perd pied. Elle trouve alors du réconfort dans la lecture du célèbre « Caoineadh », un poème irlandais datant du XVIIIe siècle. Bientôt, elle essaye de retracer la vie de la poétesse qui en est à l'origine, mais c'est comme tenter une cartographie dans le brouillard tant son existence fut effacée par le récit des hommes de sa famille.

 

Un fantôme dans la gorge de Doireann Ní Ghríofa est un véritable coup de cœur, un roman qui m’a profondément marqué par sa beauté et sa profondeur. À travers le portrait d’une mère épuisée par la vie, mais aussi par sa quête d’une poétesse oubliée, l’autrice nous invite à une réflexion poignante sur l’effacement des femmes dans l’histoire. Ce roman hybride, à la fois intime et érudit, jongle avec les genres pour offrir une méditation fascinante sur la maternité, le féminisme et la mémoire. Le style de Ní Ghríofa, délicat et intense, m’a rappelé les grandes figures de la littérature contemporaine, comme Sebald et Maggie Nelson, et m’a emporté dans un tourbillon d’émotions et de découvertes. Un livre bouleversant et lumineux, à ne pas manquer.

 

-Lucie-

 

 

 

 

Monica est une série d'histoires interconnectées qui, une fois mises ensemble, forment un récit biographique. Une fois de plus, Daniel Clowes convoque des souvenirs personnels et familiaux à travers une œuvre de fiction.

Il s'agit du livre le plus personnel de l'auteur, qui convoque ici de nombreux genres de la bande dessinée nord-américaine, chaque section étant traitée selon un mode graphique et narratif différent.

 

Page de titre

 

 

 

 Le maître est de retour, et quel retour : avec cet album, il a tout simplement obtenu le fauve d'or 2024. Et c'est largement mérité. Comme dans chaque œuvre du maître, il y a de l'autobiographie, du malaise, des planches magnifiques et du mystère. Ce n'est pas aisé de rentrer dans l'œuvre du maître, et si vous y parvenez, gare à vous : l'envoûtement est proche.

 

Olivier

 

 

 

 

 

darwin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le joueur Kyoda demande votre aide, rejoignez le Darwin's game. A ces mots affichés sur son portable, Sudo Kaname a le malheur d'accepter l'invitation. Aussitôt mordu par un serpent virtuel surgi de l'écran, il est désormais l'esclave d'un jeu impitoyable, véritable arène urbaine dans laquelle les participants interconnectés via un réseau social s'affrontent dans des duels à mort.

Je vais parler ici de toute la série : C'est une série bien pensée, avec une histoire accrocheuse et évoluant petit à petit aux suites de l'histoire. Les combats sont bien faits et clairs, contrairement à certains manga. Les personnages sont bien pensés, même si un peu trop... Les personnages principaux sont intéressants, et les manga se terminent toujours (1ers peut-être excepté ?) par un petit truc comique, à lire si on a pas emprunter la suite. Franchement, j'ai vraiment aimé, et conseil cela a ceux qui aiment le fantasy, et les combats, mais aussi un peu le policier.

Lucas