algerie

Olivia, petite-fille de pieds-noirs, décide de se rendre en Algérie, dix ans après le décès de sa grand-mère, avec un dossier rempli de ses souvenirs qu'elle lui a légués, afin de se confronter à son héritage familial. Elle part seule, avec dans ses bagages le numéro de téléphone d'un contact sur place, un certain Djaffar.

ENORME coup de cœur pour cette bande dessinée !!!

Comme si Olivia Burton et Mahi Grand avaient mis ma vie en mots et en images.

Magnifique.

L.

vieux

Quand un lecteur vous conseille fortement une lecture. Que cette lecture est une BD. Et que la BD c est pas forcément votre Domaine de prédilection.

Mais que vous voulez faire l’effort de lire cette série de BD pour faire bonne figure face à ce lecteur lors de sa prochaine visite à la bibliothèque....

Et que là, franchement, vous prenez un plaisir de dingue avec rires à la clé en lisant Les vieux fourneaux. À tel point que vous êtes impatiente comme une gamine la vielle de Noël (...ça tombe bien....) et que vous engloutissez les 5 volumes en râlant copieusement que «  le tome 6 ??? Il arrive quand?,,, c est long quand même !!!!! »

Merci Monsieur le lecteur. Du fond du cœur !!

Lulu

terreur

 

Voilà un petit moment que je l'ai lu, et je me rends compte que je ne peux pas ne pas en parler !

Au milieu du XIXe siècle, le HMS Erebus et le HMS Terror, de la Royal Navy, quittent l'Angleterre sous les vivats de la foule. A son bord, 129 hommes d'équipage menés par le vétéran de l'exploration polaire, l'orgueilleux Sir John Franklin, obsédé à l'idée de percer enfin le mythique passage du Nord-Ouest. C'est lui qui assurera à l'Empire britannique la domination totale des mers. Mais l'entreprise, mal préparée, et victime d'un Franklin trop pressé, tourne vite au désastre : les navires se retrouvent prisonniers des glaces. Et une créature mystérieuse rode autour des hommes...

J'ai lu ce roman suite au visionnage de son extraordinaire adaptation en série (avec Jared Harris et Ciaran Hinds), The Terror -que j'ai adorée-, et dont voici la bande annonce :


Le roman de Dan Simmons est inspiré de l'histoire vraie de l'expédition Franklin, disparue à l'été 1845. Les personnages dans leur totalité sont authentiques. Il s'agit avant toute chose d'un roman historique. Le récit de l'auteur est extrêmement précis et réaliste. La consultation de sites Internet consacrés à la désastreuse expédition Franklin nous indique à quel point il a enquêté minutieusement pour produire une oeuvre respectueuse de l'histoire, tout en mêlant à son récit d'un élément fantastique, qu'incarne la créature...

terr

Dans le paysage désolé de l'Arctique, la situation se dégrade. Les morts se succèdent et les marins sombres peu à peu dans la folie. Inéluctablement. Seuls quelques personnages résistent à ce déchainement de violence : le chirugien Goodsir -qui porte bien son nom !-, l'adorable lieutenant Irving et surtout Francis Crozier, le capitaine du Terror, dont l'évolution au fil du roman est particulièrement intéressante... 

Le roman est aussi un hommage au peuple Inuit, à travers le personnage de Lady Silence, la jeune Esquimaude méprisée par les marins, à l'exception notable d'Irving...

Passionnant de bout en bout, glaçant, haletant, le roman se dévore, très vite, malgré ses plus de 1000 pages.

E.

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Un roman qui nous plonge dans l'expédition maritime britannique de Sir Franklin à la recherche du fameux passage du Nord-Ouest. Une centaine d'hommes, 3 ans de disparition loin des radars et le retour des peurs ancestrales

Christelle

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A noter que la fin prend une direction différente de celle de la série. Et qu'elle est aussi moins sombre.

 
 
kobane
 
Kobane Calling par Zerocalcare
 
Envoyé par l'Internationale (le «Courrier International» italien), Zerocalcare part aux confins de la Turquie, de l'Irak et du Kurdistan Syrien pour rejoindre la ville de Kobane, à la rencontre de l'armée des femmes kurdes, en lutte contre l'avancée de l'État Islamique.  
 
Cet auteur italien a créé un réel engouement autour de sa bd. Auparavant inconnu, il l’est désormais, mondialement. Et pour cause, on a jamais aussi bien narré la complexité des rapports entre Kurdes et Turcs, entre la Syrie, l’Irak et la Turquie qu’avec ce pavé graphique. Il faut s’y atteler car dès les premières pages, on peut être désarçonné par l’humour sincère et potache, ainsi que la profusion d’informations données à chaque page.

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Une fois dans le rythme, on suit le guide et on s’identifie, forcément. Car Zerocalcare n’a rien d’un journaliste lambda, il donne de sa personne et se donne rarement le bon rôle.

Je vous recommande chaudement la lecture de ce reportage biographique aux multiples voix, y compris celle de sa conscience, qui vous donnera des clés pour comprendre ce conflit contemporain.
 
Olivier

 

Le Fumoir

Chaque année en France, plus de 90. 000 personnes sont hospitalisées sans leur accord en psychiatrie. C'est cette expérience de privation de liberté que raconte Marius Jauffret dans ce livre sensible et touchant. Jeune homme, alcoolique, Marius est un jour conduit aux urgences de Saint-Anne par son frère. A son réveil, il pense qu'il va passer quelques jours entre les murs de l'hôpital pour se remettre. Jusqu'à ce qu'un médecin lui explique qu'il ne sortira... que lorsqu'il l'en jugera capable. On lui a diagnostiqué (à tort) une maladie rare, le syndrome de Korsakoff. Le voici prisonnier, isolé, dans ce lieu au temps suspendu en marge de la société. Il nous raconte l'attente, le doute, la peur, les rencontres cocasses, tristes, ou tendres.

Un récit bouleversant : aussi honnêtement que possible, Marius Jauffret retranscrit une expérience de privation de liberté « à la demande d’un tiers », et met en exergue les problèmes rencontrés par le milieu psychiatrique en France. Lors de son internement, il croisera la route de personnages hauts en couleurs, qu’il dépeint ici sans la moindre moquerie ou condescendance, rapprochant la chance qu’il a d’avoir une famille soutenante, de la malchance de ceux qui n’ont plus rien ni personne. Entre abus de pouvoir du psychiatre, insomnies, inactivité et camisole chimique, une seule échappatoire possible : le fumoir.

https://www.arte.tv/fr/videos/099493-001-A/marius-jauffret-enferme-malgre-lui/

Audrey

LAVOLTE LES FURTIFS premiere 1

Les furtifs d'Alain Damasio

Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l'exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes. Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l'éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka - volatisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l'armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Là, il va découvrir que ceux-ci naissent d'une mélodie fondamentale, le frisson, et ne peuvent être vus sans être aussitôt pétrifiés. Peu à peu il apprendra à apprivoiser leur puissance de vie et, ainsi, à la faire sienne. Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences.

Damasio et son style inventif nous met à l'épreuve de la vie et de nos choix de société déjà trop proche. "Encagé et bouleversifiant" comme il aurait pu l'écrire, le crier, à cru s'y fier pour garder espoir en l'humanité qui avant d'être belle se montrera trop facilement des plus abjecte.

P.

ici

Ici n’est plus ici deTommy Orange

A Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d'une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d'une culture que l'Amérique a bien failli engloutir. A l'occasion d'un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l'expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux. Débordant de rage et de poésie, ce premier roman, en cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis.

Voici un roman d’une grande sensibilité, où l’on rencontre un grand nombre de personnages aussi touchants les uns que les autres. Chaque chapitre met l’accent sur l’un d’entre eux, le long d’un fil rouge qu’est l’organisation d’un grand Pow-Wow à Oakland. Les liens ne sont pas évidents à faire au début, mais se tissent au fur et à mesure entre les protagonistes de l’histoire.

J’ai beaucoup appris, à la lecture de ce roman : quels ont été les traumatismes subis par les tribus amérindiennes et autochtones, leur déracinement, les addictions et la misère, le racisme dont ils sont victimes aujourd’hui, au cœur des villes d’Amérique du Nord. Mais j’y ai aussi appris ce qu’était un pow-wow, à quoi ça sert, et j’ai pu admirer la détermination de ces personnes blessées mais dignes et fières de leurs racines.

A ne pas manquer : le prologue éclairant, qui redonne quelques éléments-clés de l’histoire des Amérindiens depuis 1621.

Un roman choral passionnant, qui allie émotion et tentative d’une vie meilleure.

Audrey

 

paul

Paul à la maison, Michel Rabagliati

« Paul à la maison » est le 9e tome de la série. Cette fois-ci, l’action de déroule en 2012, Paul est auteur de bande dessinée à temps plein et lance un nouvel ouvrage au Salon du livre de Montréal. Entre-temps, sa fille part travailler en Angleterre, Lucie n’habite plus avec lui et sa mère ne va pas bien… 

Paul à la maison traite du deuil, sous de multiples formes. Un album émouvant.

paul à la maison

Peu importe que l’on ait lu ou non les 8 tomes précédents de la série québécoise « Paul » : chacun peut se savourer indépendamment des autres. Celui-ci est sans aucun doute le plus touchant de tous. Paul arrive à la cinquantaine, a vécu un mariage, la naissance de sa fille, puis une séparation. Il se prépare à accompagner sa maman vers sa fin de vie. Le passé, le présent et l’avenir se mêlent dans des cases parfaitement calibrées, en noir et blanc. Y sont abordés de nombreux sujets qui nous touchent tou.te.s de près ou de loin, et c’est un bel effet miroir, quel que soit notre âge d’ailleurs. Enfin, mention spéciale pour tous les petits détails de la vie Montréalaise en arrière-plan, qui vous permettront de voyager depuis votre sofa…

Audrey